Histoire

 

La ville de Saint-Galmier s’élève au point de rencontre de la partie occidentale des Monts du Lyonnais et de la plaine du Forez. Le premier noyau urbain ne fut pas le village établi près de la source, mais bien le château dont la première mention relève du XIIéme siècle.

Au XIIIème siècle est mentionnée la première enceinte castrale de Saint-Galmier où s’y implantent le château des Comtes de Forez, le logis seigneurial, le cimetière et l’église paroissiale. Vers 1280, l’espace est devenu trop exigu, alors la population s’installe hors de la première enceinte. Une deuxième enceinte castrale ovalaire est créée pour la protection du bourg.

 

 

Saint-Galmier à travers les âges

Bains Romains

A l’époque gallo-romaine, Saint-Galmier était sans doute une station de renom, puisque des fouilles en 1844 ont permis de découvrir de nombreux vestiges de thermes romains datant d’une période allant du milieu du II° siècle à la moitié du IV° siècle après J.C. La ville s’appelait alors VICUS AUDITIACUS.

 

Pendant le Haut Moyen Age, Saint-Galmier fait partie du Comté de Forez et devient châtellenie comtale. Les comtes se succèdent au château, Guy 1er en 1115, Guillaume le Barbu en 1118, Renaud qui octroie une charte des franchises en 1265.

 

Au XIIIème siècle, la ville devient ainsi un centre actif d’échange ; au carrefour de deux grands axes VELAY-LYONNAIS et AUVERGNE-DAUPHINE. De nombreux moulins s’installent sur la rive gauche de la rivière Coise.

 

Aux XIVème et XVème siècles, Saint-Galmier devient résidence des Comtes de Forez. L’église actuelle est située à l’emplacement du château, le clocher correspondant au donjon. Jusqu’en 1280, la première enceinte renferme le château, l’église, le cimetière et quelques maisons. Elle passe derrière l’église actuelle et, au bord de la place, elle était percée de la porte du Pain visible jusqu’en 1840, ainsi dénommée car elle bordait la place du Pain où était installé le four banal.

 


Porte de Saint-Etienne

Il faudra attendre 1360 pour voir la seconde enceinte de 1200 m de long avec tours et portes, formant des remparts de 7m de haut autour du bourg qui s’étend au sud sur le flanc de la colline.

Au XVIIème siècle, les remparts sont remaniés et les tours carrées disparaissent au profit de tours rondes. Les portes, quant à elles, sont en partie préservées. Au XVIIIème siècle, le développement urbain entraîne la création de voies nouvelles, ce qui provoque des destructions ponctuelles du rempart primitif.

Des cinq portes primitives il ne reste que celle de l’Hôpital, au Sud, appelée aujourd’hui porte de Saint- Etienne.

 

 

Jeanne de Bourbon, épouse de Guy VII, réside souvent à Saint-Galmier, car la ville est fortifiée et la Châtellenie a de nombreux et puissants feudataires aux alentours. Ses fils y naissent et vers 1350 le Comte fait édifier pour elle le Manoir de Teillères de l’autre côté de la Coise, c’est à cette époque qu’est construit le pont Gavé.

Manoir de Teillères

A la mort de Guy VII le Comté passe aux mains des Ducs de Bourbon, Louis II de Bourbon en prend possession en 1382. Sa femme Anne Dauphine, fille de Jeanne de Forez et petite fille de Jeanne de Bourbon, est donc héritière du Comté de Forez et Duchesse du Bourbonnais. A la mort d’Anne Dauphine en 1416, Saint-Galmier ne reçoit plus les Comtes de Forez mais reste sous l’administration des Châtelains du Comté.

 

 

En 1531, le Comté passe sous l’autorité royale pour être rattaché à la Couronne Royale en 1533 (François 1er s’y serait arrêté le 22 mai 1536). La châtellenie est alors engagée à des seigneurs qui ont droit à ses revenus. François 1er renouvelle les privilèges de la Charte.

Sous la Révolution, Saint-Galmier s’est appelée FONTFORTVILLE (2600 habitants) – de fontaine forte ou fontaine gazeuse.

 

Mais pourquoi Saint-Galmier aujourd’hui ?

 

Statue de St-Galmier

Au VIIème siècle un ouvrier serrurier forgeron, remarqué pour ses hautes vertus par l’Archevêque Tetricus, fut appelé à l’abbaye de Saint Just de Lyon où il fut ordonné Sous-Diacre par l’évêque Gauderic. Il y mourut le 27 février 650. La ville où il était né prit son nom pour honorer sa mémoire.

Son nom Waldomar évolue en Baldomar puis Galmier, Sanctus Baldomerus donne donc Saint-Galmier et les habitants se nomment depuis Baldomériens.