Demi- teinte pour les semaines du développement durable

La loi de transition énergétique pour la croissance verte, d’août 2015, a engagé la France dans une action de transition vers l’économie circulaire.
Confortée à la rareté croissante des ressources, aux enjeux de l’approvisionnement énergétique et du changement climatique, elle a pour objectif de sortir du modèle habituel d’utilisation des ressources :

extraction, production, consommation, abandon des résidus.
L’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (A.D.E.M.E) a été chargée par l’Etat de mettre en œuvre une politique des déchets: aide à la connaissance, aide à la réalisation, aide au changement
de comportement, aide aux programmes territoriaux.

 

Dans le cadre de la politique de mise en œuvre des plans de réduction et de valorisation des déchets, diverses actions ont été engagées sur l’ensemble du territoire français.
C’est ainsi que, du 18 septembre au 8 octobre derniers, sous l’égide de Saint-Etienne Métropole (SEM), ont été organisées à Saint-Galmier des « Semaines du développement durable.»
Trois thèmes de réflexion et d’action ont été proposés successivement au public, au cours de ces trois semaines : « Mobilité et Nature, Bien-être et Santé, Déchets. »
Tout a donc commencé par le volet « Mobilité et Nature », samedi 18septembre et par un atelier consacré à la permaculture. Dans le cadre des jardins partagés, Christophe Gaudry, agriculteur à Saint-Galmier,
s’est proposé de montrer comment concevoir des cultures, des lieux de vie et des systèmes agricoles respectueux de la biodiversité.

 

Samedi 28 septembre, à la salle Vincennes de l’hippodrome, un débat a été organisé, sur le thème des chemins pédestres et des pistes cyclables dont la construction est envisagée pour relier Saint-Galmier
aux communes avoisinantes.

Pour illustrer le volet « Bien-être et Santé », une démonstration deméditation et de Qi-gong a été présentée, samedi 23 septembre, place de la Devise, par l’association Saint-Galmier Loisirs.
Sur le même thème et ce même jour, au Caveau des Arts, le groupe Zéro déchet et l’association Graines ont proposé des ateliers de fabrication de produits naturels et d’entretien (un exemple ?… Comment fabriquer sa lessive soi-même).
En matière de « Déchets », pour finir, trois ateliers étaient au programme.

 

Samedi 2 octobre, salle Simone Veil, l’atelier Leody a présenté une animation consacrée au « relooking et au recycling », c’est-à-dire, d’une part, à la transformation de l’apparence extérieure d’un individu (vêtement, coiffure, maquillage…) et, d’autre
part, à la récupération des matériaux ou des produits dont on n’a plus ’usage, afin de les transformer en matériaux ou produits de qualité supérieure.

 

Mardi 5 octobre, à la salle Vincennes de l’hippodrome, Madame Alloune, de Saint-Etienne Métropole a animé un débat sur « le tri des déchets et les bonnes pratiques afin d’en produire moins. » Il a été ainsi rappelé qu’une poubelle contient 27 % d’ordures ménagères résiduelles ; le reste (les trois quarts) peut donc être… recyclé !

 

Les Semaines du développement durable se sont achevées, vendredi 8 octobre, au Cinéma Le Colisée par la projection – suivie d’un débat – du film « Trashed » (littéralement : mis à la poubelle). Ce documentaire américain de quelque 1 heure 38 stigmatise les dommages causés par les déchets sur l’environnement et sur notre santé. De l’Islande à l’Indonésie, de la France au Liban, il nous fait rencontrer des scientifiques, des politiciens mais, surtout, des gens ordinaires dont
la santé et le mode de vie ont été profondément affectés par cette pollution et montre qu’il existe des démarches alternatives pour régler ce problème.
Une fois n’est pas coutume. Qu’il nous soit donc permis de regretter que ces semaines du développement durable n’aient rencontré, à Saint-Galmier, qu’un accueil mitigé. Certains ateliers ont, en effet, été suivis par moins de dix personnes…
Certes les conditions sanitaires de l’époque n’incitaient pas les gens à se rassembler – gestes barrières obligent.
Au vu de l’importance croissante que prennent et continueront de prendre toutes ces questions liées à la préservation de notre cadre de vie, gageons cependant que les « Semaines » de 2022 – la municipalité baldomérienne envisage de les
consacrer au gaspillage alimentaire – rassembleront un public bien plus nombreux.