Patrimoine architectural

Porte de Saint-Etienne


XIVème siècle. Au bas de la rue de Saint-Etienne.

Des 5 portes qui s’ouvraient dans les anciens remparts, seule subsiste la porte Saint-Etienne, autrefois porte de l’hôpital, ainsi dénommée car elle fermait la rue de l’hôpital, voie principale devenue ensuite rue de Saint-Etienne.
Elle a été déplacée de quelques mètres afin de la conserver.

 

 

 

 

 

 

Maison Renaissance

Maison Renaissance

XVIème siècle. Pisé et matériaux de réemploi – recouvert par un crépi à la chaux – Classée Monument Historique

Parmi les maisons historiques de la ville, celle-ci, située au bas de la rue de Saint-Etienne – n° 24, se distingue de la maison médiévale par un effort d’organisation plus harmonieuse de la façade. Les fenêtres à meneau et à croisée, alors à la mode, ont été utilisées avec un soin particulier apporté aux moulures prismatiques. Le rez-de-chaussée, ouvert par des arcades, faisait fonction de boutique.
Restaurée dans les années 1950, la maison est propriété des Amis du Vieux Saint-Galmier. Elle a été classée monument historique le 27 février 1945.

 

 

 

 

 

Chapelle Notre Dame des Pauvres

Chapelle Notre Dame des Pauvres

Fin XVème siècle – début XVIème siècle. Rue de Saint-Etienne – n° 13.

Dans la rue de Saint-Etienne, autrefois rue de l’Hôpital, du premier Hôtel-Dieu de Saint-Galmier au moyen-âge, il ne reste que la chapelle Notre-Dame. La fondation de cette chapelle remonte à 1361. L’édifice actuel date de la fin du XVème.
A l’intérieur on peut voir deux fines retombées de voûte et deux clés de voûte aux monogrammes de la Vierge et du Christ. L’hôtel-Dieu a été transféré au début du XVIIIème siècle dans la partie haute du bourg.
Aujourd’hui la chapelle a été restaurée par l’association des Amis du Vieux Saint-Galmier et a pris la dénomination de Notre-Dame des Pauvres.
Le long du mur Nord, on peut encore voir dans la ruelle Sainte-Catherine, les pavés dits « tête de chat » provenant du lit de la Loire.
Jusqu’au milieu du XXème siècle, les rues et les places du vieux bourg étaient pavées à l’identique.
Dans une pièce à l’étage, deux expositions permanentes sont consacrées, l’une aux vitraux profanes du maître-verrier Alexandre Mauvernay (1810-1898), l’autre à des photographies de Saint-Galmier d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

Maison dite « de Saint-Galmier »

Maison dite « de Saint-Galmier »

Fin XVème siècle. Rue de Saint-Etienne – n° 8.

Maison de la fin du XVèmesiècle avec sa belle porte à décor gothique. Au XVIIIème les ouvertures ont été modifiées, les linteaux remontés et les meneaux ont disparu. La nouvelle toiture se pare d’une génoise.
Sur la façade est encastrée une statuette en pierre représentant Saint-Galmier en diacre portant le livre des Evangiles.

 

 

 

 

 

Cloître du Couvent des Ursulines

Cloître du Couvent des Ursulines

1651 – Rue du cloître.

Le couvent est fondé pour permettre l’éducation des jeunes filles. Les deux ailes de la galerie, aux arcades en plein cintre donnent sur la plaine et les monts du Forez. Une troisième galerie identique est rajoutée lors de l’agrandissement du bâtiment au milieu du XIXème siècle.
Il subit bien des vicissitudes : les jansénistes y pénètrent et il est supprimé en 1769. En 1784, l’Hôtel-Dieu s’y installe, mais à la Révolution il sera fermé ; il faudra attendre 1806 pour voir la réouverture du grand hôpital où les sœurs de la Congrégation Saint-Charles soignent et enseignent.
De nos jours un nouvel établissement hospitalier a été construit à l’extérieur de la ville et le bâtiment du cloître est géré par la commune.
Il abrite dans le bâtiment le plus récent des locaux administratifs, la partie historique est réservée a des activités culturelles :
Expositions,bibliothèque, séminaires.

 

 

Retable de la Chapelle du Couvent des Ursulines

Retable de la Chapelle du Couvent des Ursulines

Fin du XVIIème siècle – Chapelle dans le hall, à droite.
Attribué au maître sculpteur baldomérien François Combe, il a été exécuté en 1685 ou 1686. Le tableau central, dans un cadre doré de 2.50 m sur 1.60, représente « le Christ en Croix et les Saintes Femmes ».
Il est surmonté d’un dais à cinq pans bordé de belles guirlandes de fleurs sculptées. Les colonnes torses aux chapiteaux corinthiens sont décorées de pampres, et encadrent deux niches abritant des statues en bois doré.
Le panneau supérieur des deux portes latérales sculptées n’a pas gardé son tableau. Une statue de Saint-Charles BORROMEE, évêque de Milan, rappelle qu’il réforma en 1582 la règle de la Compagnie Sainte-Ursule.
Dans cette chapelle, on trouve aussi une grande statue « Notre Dame de l’Assomption » de la fin du XVIIème siècle, en bois de merisier.

 

 

Statue Saint-Roch

Statue Saint-Roch

Début du XVIIème siècle. 10, rue Saint-Philippe.

Au débouché de la rue Maurice André, à droite de la place de la Devise.
Pièce d’art religieux baroque, elle se situe à l’époque de Louis XIII dans l’esprit de l’art italien et français de la contre Réforme.
L’ange qui guide le Saint semble dater de l’époque Louis XV. La peste avait sévi ici, en particulier en 1358, apportée par des marins italiens remontant le Rhône, puis en 1629 et 1643.
La niche, surmontée de deux dauphins, encadrée d’ornements de la Renaissance, est encastrée dans la façade d’une maison dont les ouvertures Renaissance du Rez-de-Chaussée ont été transformées.
Au premier étage, deux fenêtres géminées ont perdu leurs meneaux.

 

 

Maison Époque Renaissance

Maison Époque Renaissance

XVIème siècle. 9, rue Mercière et 1, place des Roches

Maison intéressante par les grands forjets de la toiture qui disparaissent peu à peu, et les larges cordons de pierre à moulures. La porte, à belles colonnes, ouvre sur un escalier de pierre à vis.
Les ouvertures à anse de panier témoignent de nombreuses échoppes.
C’est une des rares maisons datées ; sur un écusson d’angle on peut lire 1520.

 

 

 

 

Portail de la Châtellenie

Portail de la Châtellenie

Fin XVIème siècle. 1, rue Commarmond. A l’angle Nord Ouest de la place des Roches.

Ce portail de la fin du XVIème siècle a été conservé à la reconstruction de l’immeuble au XVIIIème siècle.
C’est l’ancienne demeure des « Forissier », juges châtelains durant le XVIIIème. Le fronton porte leurs armes : 3 épis.

 

 

 

 

 

 

 

Place des Roches

Place des Roches

Cette maison à colombages, du XVème siècle avait son pendant à l’opposé qui a été démoli pour faire l’ouverture en haut de la place, en direction de la place de la Devise.
En tournant un peu plus à gauche, on remarque une maison à forjets datant de 1520. L’avancée de toit protège la façade en grès houiller, pierre très friable. A l’intérieur, une montée d’escaliers en pierre à vis, décorée de fines sculptures. A noter les fenêtres à meneaux qui ont été conservées.
Puis, l’ancienne Châtellenie possède un portail datant du XVIIème siècle entouré par deux colonnes. Il porte les armes des Forissier, juges châtelains durant tout le XVIIIème siècle. La tour de guet qui a été rénovée date du XVème siècle.
Au fond de la place, on remarque l’enfilade de six fenêtrons décorés ainsi que des maisons à encorbellement.
La place des Roches était autrefois la place du marché qui existe au moins depuis 1389.

 

 

Maison sur colonnes

Maison sur colonnes

XVIème siècle. Place des Roches.
Sur la place des Roches, place du marché depuis le Moyen-âge, cette maison surplombait les places du Pilori et de la Boaterie.

Une maison identique sur le côté Ouest de la place a été démolie au début du XXème siècle.

 

 

 

 

 

 

Porte de la Devise

Porte de la Devise

XVIème siècle – 1538. Place de la Devise (au bas de la Montée de l’Eglise) – Inscrite aux Monuments Historiques

De style Renaissance, la porte de la Devise date de 1538 et a donné son nom à la place actuelle de la ville. Son appellation vient de la parabole de la paille et de la poutre illustrée dans la frise du linteau : « Qui voit la paille dans l’œil de son frère, ne voit pas la poutre qui est dans le sien ». Construite en grès houiller, la porte est ornée d’un décor remarquable inspiré de l’Antiquité. Au-dessus des colonnes galbées se terminant par des chapiteaux composites, deux personnages mythologiques sont représentés : à gauche, Eros tenant un arc, à droite, Héphaïstos, le maître du feu gouvernant le monde des forgerons. Le tympan ajouré est protégé par une grille portant les armoiries de la famille Tamisier, propriétaire de la maison au XVIIème siècle. Un cadran solaire indique l’heure jusqu’à quatre heures du soir. On accède aux étages de la maison par un escalier à vis. Les services de la mairie occupèrent cette bâtisse jusqu’en 1878.

 

 

Eglise Saint-Galmier

l’Eglise

XVème siècle. A côté de l’hôtel de ville.
Le chevet est classé monument historique le 8 novembre 1972. Le clocher (la montée au sommet propose une vue exceptionnelle sur le Forez) et la façade occidentale sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Située à la place de l’ancien château-fort et dominant la plaine du Forez, l’église de Saint Galmier fait partie du paysage depuis le milieu du XVème siècle. Construite entre 1420 et 1470, cet édifice de style gothique « flamboyant » est très représentatif de l’art de cette époque, avec ses voûtes portées par des piliers octogones et sa grande nef éclairée par les ouvertures des bas-côtés et des chapelles. Les vitraux qui les garnissent ont été réalisés au XIXème siècle par un maître-verrier de Saint-Galmier, Alexandre Mauvernay.

La façade ne date que du début du XXème siècle : le clocher primitif, donjon de l’ancien château, a été démoli en 1899. Cette même année, sous la direction de l’architecte Rey, le porche et le clocher sont remplacés par une façade néo-gothique en granit de la région.Un seul des deux clochers prévus a été réalisé, l’autre en restant aux fondations. L’intérieur abrite plusieurs œuvres remarquables, dont un triptyque sculpté et peint de la fin du XVème, de l’école de Van der Weyden, et une vierge en pierre calcaire de la même époque (1500) vénérée sous le nom de Notre-Dame de Grâce.Depuis 1994, après des travaux importants de restauration confiés à M. Prieur, fresquiste, les décors originaux du XVème siècle (les « ficelles » des nervures et des piliers), puis ceux de l’époque Marie-Antoinette et de Napoléon (gerbes de blé dans les chapelles, feuilles de laurier aux voûtes) ont retrouvé leur aspect originel. Après 156 marches, du haut des 37 mètres du clocher se découvre un beau panorama sur la ville, ses environs et la plaine du Forez.

 

 

 Statue de la Vierge au Pilier

Statue de la Vierge au Pilier

Début du XVIème siècle. Eglise de Saint-Galmier, en entrant à gauche.
Elle est attribuée au sculpteur Michel Colombe, auteur du tombeau du Duc François II de Bretagne. A l’origine cette statue devait être polychrome. Un moulage, du buste uniquement, a été exécuté par Millefaut vers 1890 pour le musée du Louvre. Pendant la Révolution elle fut cachée par les soins d’une famille de la ville.

Ce n’est que vers 1840 qu’elle fut placée contre le pilier du bas, à droite de l’entrée de l’Eglise, d’où son nom « populaire ».

En 1954, au retour d’une exposition Mariale de Lyon, le curé fait installer Notre Dame de Grâce (son ancien vocable), sur un socle à gauche de l’entrée, où elle se trouve encore.

 

 

Retable

Retable

XVIème siècle. Eglise de Saint-Galmier, contre un pilier à gauche de l’entrée.

Dans le panneau central en bois doré, de très fines sculptures encadrent trois statuettes :
Au centre une vierge à l’enfant sous une arcature en anse de panier
A droite Sainte-Barbe,à gauche Sainte-Catherine foulant l’hérésie, toutes deux sous une arcature en plein cintre et surmontées d’un ange à phylactères.

L’ensemble pourrait être le travail d’un atelier de Champagne sous influence flamande ou allemande. Les volets peints sur bois représentent le mariage de la Vierge dans une église, et la naissance du Christ dans un décor flamand.

Au revers se trouvent les effigies de Saint-Guillaume et de Saint-Jean, et du donateur qui pourrait être Guillaume Henry, prêtre qui avait fondé une prébende à Saint-Galmier.

 

 

Vitraux

Vitraux

XIXème siècle . Eglise de Saint-Galmier, dans le chœur et les deux chapelles des absidioles + Rosace de la façade.

Alexandre Mauvernay, peintre verrier, installe ses ateliers à Saint-Galmier en 1839. Il est secondé plus tard par son fils Barthélémy qui lui succède en 1898.

A la mort de celui-ci en 1909, ses sœurs tiendront ouverts les ateliers jusqu’en 1917. Alexandre Mauvernay opte pour le vitrail tableau et s’entoure de nombreux artistes parisiens, lyonnais et foréziens.

De 1850 à 1898, il travaille beaucoup avec Raymond Balze, un des meilleurs élèves d’Ingres. Les Mauvernay exécutent des travaux d’inspiration religieuse, mais aussi des sujets profanes pour des habitations. Alexandre écrivait : « Plus de 2200 églises, chapelles, collégiales, abbatiales, tant en France qu’à l’étranger sont décorées de vitraux peints sortis de mes ateliers ».

On retrouve son talent de coloriste particulièrement dans ses rouges et ses bleus.

 

 

Pont Gavé

Pont Gavé

Moyen-âge (mentionné en 1321). Quartier de Teillères.

Le Pont Gavé déjà mentionné en 1381 a été construit dans la première moitié du XIVème siècle pour conduire au Manoir de Teillères édifié à cette même époque par Guy VII, comte de Forez.

Du point de vue architectural, ce pont a la particularité d’avoir deux arches à dos d’âne en ligne brisée en son milieu. Les arches sont d’inégale largeur, la plus grande légèrement ogivale, l’autre en plein cintre.

Gavé veut dire gué vieux : vient du mot gué qui signifie le passage.

 

Teillères

Teillères

Milieu du XIVème siècle.
Inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1929. Quartier de Teillères.
Demeure construite au milieu du XIVème sur la rive de la rivière Coise, par Guy VII pour Jeanne de Bourbon, la comtesse de Forez qui l’appelait sa « Maison des Champs ».

Le corps de logis principal comprend un rez-de-chaussée (quatre pièces dont l’intérêt réside dans la décoration d’un plafond lambrissé et peint) et une galerie où l’on accède, passée une porte aux armes des Baronnat et des Platel, par un escalier de pierre à vis, tous deux aménagés au début du XVIIème siècle.

Sur la galerie s’ouvre la porte de la chapelle, qui a perdu son lambris original, mais conserve des vestiges de peinture. De la galerie on pénètre aussi dans la grande salle dont le plafond à l’origine était lambrissé et décoré comme celui du rez-de-chaussée.

Abandonné au XVème par les comtes du Forez, en 1525 le Connétable de Bourbon l’aurait vendu aux Baronnat, gentilshommes voués à la carrière des armes.

C’est la seule des propriétés des Comtes du Forez, dessinées par Guillaume Revel, qui soit encore debout.

 

 

Le Vernay – Château

Château du Vernay

Moyen-Age. Lieu dit « Vernay »
D’une tour ou donjon datant du XIIIème siècle, la famille Du Vernay, anoblie et armée Chevalier par les comtes du Forez, agrandit sa maison forte qui deviendra château.

Au milieu du XVIIème, ce château est relativement délabré. La veuve de F. Du Vernay fit don du château et de ses terres. Les nouveaux propriétaires réparent et agrandissent le château dans la deuxième moitié du XVIIème. L’agrandissement se poursuit également au XVIIIème.

 

 

 

 

Hôtel de ville

Hôtel de ville

Fin du XIXème siècle. Place de la Devise
Sur les plans de l’architecte Etienne Boisson, dressés en 1863, la construction commence en 1869. Il abritera une salle pour la mairie, une salle pour la justice de paix, les salles de l’école des garçons et le logement des Frères.
Dans les années 1880, sous la direction de l’architecte Paccaud, des aménagements sont apportés à l’intérieur ainsi qu’à la toiture.
Aujourd’hui il renferme uniquement les services de la Mairie.
Le sous-sol voûté qui avait accueilli des prisons, puis les pompiers, est devenu une salle d’expositions.

 

 

Les remparts

Les remparts

Jusqu’en 1280, la première enceinte renferme le château, l’église, le cimetière et quelques maisons. Elle passe derrière l’église actuelle, et au bord de la place, elle est percée de la porte du Pain. Cette porte située au bord de la montée de l’église, autrefois rue du château, était ainsi dénommée car elle bordait la place du pain où était installé le four banal.
Le village s’est étendu d’abord au Nord et le quartier a pris le nom de Bourg Chanin. Puis, il s’est étendu au Sud autour de la place du marché.
Il faudra attendre 1360 pour voir la seconde enceinte de 1 200 m de long avec tours et portes, formant des remparts de 7 m de haut, 2m à la base, 1m au sommet.
Des cinq portes, il ne reste que celle de l’Hôpital au Sud, appelée aujourd’hui porte de Saint-Etienne