Le CCAS, son rôle social

Quand on parle de l’importance croissante de l’aide aux personnes en difficulté, ce n’est pas à Saint-Galmier que l’on pense de prime abord.
Et pourtant, depuis sa création en 1986, en remplacement du bureau d’aide sociale, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est un organisme dont le rôle est primordial dans la ville.

 

C’est l’outil principal dont dispose la commune pour mettre en place sa politique sociale et solidaire au profit de ses habitants. Il est installé dans l’espace Françoise Dolto, juste à l’arrière de la mairie. Philippe Denis, maire de Saint-Galmier, en est, de droit, le président. Christine Palley, conseillère déléguée, en assure la vice-présidence ; elle est aidée dans sa mission par Nathalie Bonnefoy, conseillère sociale.

 

La première, infirmière de formation, a longtemps exercé dans des établissements accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie ; la seconde, diplômée en économie sociale et familiale anime, coordonne l’action générale de prévention et de développement social et l’accompagnement des Baldomériens en situation de précarité, depuis 2009.
Si la lutte contre l’isolement, l’exclusion et l’accompagnement des personnes âgées sont les missions premières du CCAS, Christine Palley et Nathalie Bonnefoy insistent sur le fait que son rôle va bien au-delà de la seule logique d’assistanat.« Le CCAS est là pour donner un coup de pouce à toute personne, quel que soit son âge, qui, à un moment donné de sa vie, rencontre des difficultés d’ordre financier, administratif, social, d’accès à un logement ou d’emploi, afin de lui apporter une aide et les outils pour développer son autonomie et ses compétences » précise Christine Palley.

Pour sa part, Nathalie Bonnefoy insiste sur le fait que « l’action sociale s’appuie, aujourd’hui, sur un réseau de travailleurs sociaux (A Saint-Galmier, ils sont une dizaine), dont les compétences et le savoir-faire sont mis à l’épreuve quotidiennement et le seront d’avantage, en raison des turbulences liées à la crise de la Covid. » S’agissant, en particulier, de garantir l’égalité de traitement des situations individuelles, les premiers mois de la nouvelle mandature ont permis, entre autres, d’entreprendre l’anonymisation des dossiers de demandes d’aides présentées au conseil d’administration. Ils ont également permis l’émergence du projet « Cancers, parlons-en sans tabou » ; si les actions prévues autour de la prévention et du dépistage ont dû être ajournées, en raison des conditions sanitaires, un clip vidéo en faveur du dépistage du cancer du sein a pu être réalisé.Les projets d’avenir sont nombreux.

Parmi tant d’autres à réaliser tout au long de la mandature, il n’est que de citer :l’élaboration d’une analyse des besoins sociaux de la commune, afin de cibler au mieux l’action générale de prévention et de développement social ; la mise en place d’actions de lutte et de prévention contre l’isolement ; la création et l’aménagement d’un espace permanent de rencontres et de loisirs dédié aux seniors – mais pas seulement – pour leur permettre de développer des liens et des temps de convivialité, des actions de prévention, de s’ouvrir sur les activités associatives baldomériennes et de faciliter et de promouvoir des activités « hors les murs ».Finalement, parler du Centre Communal d’Action Sociale est un vaste sujet que l’on pourrait développer encore et encore.
 

En guise de conclusion, il suffira de préciser que le CCAS de Saint-Galmier est un établissement public administratif possédant son propre conseil d’administration et qu’il est doté d’un budget global de fonctionnement de 59.000 euros, ce qui est beaucoup… et peu, tout à la fois, en regard des besoins.Un dernier chiffre ?… Bon an, mal an, l’action du CCAS de Saint-Galmier permet de secourir plus d’une centaine de personnes.